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La cueillette du thé

La saison et la technique de cueillette diffèrent selon les pays :

  • En Chine : elle s’étale de février à novembre
  • Au Japon : elle est faite 4 fois par an : la première cueillette dite “first flush” d’avril à mi-mai, la seconde fin juin, la troisième récolte se déroule en juillet-août et la dernière commence mi-septembre.
  • En Inde et au Sri Lanka : elle a lieu toute l’année

La cueillette est essentiellement manuelle, pour s’adapter aux terrains souvent escarpés, et demande soin et précision. Ce sont surtout les femmes, cueilleuses plus habiles et plus fines, qui récoltent le thé vert, à mains nues, en prenant le bourgeon et les feuilles entre le pouce et l’index, en les jetant dans une hotte sur leur dos.. Au Japon, certaines cueillettes sont même faites aux ciseaux.

La cueillette semi-mécanique ou mécanique adaptée aux terrains plats, qui s’est beaucoup développé récemment, est contradictoire avec la notion de qualité. Sauf au Japon, où des machines très sophistiquées (œil électronique et séparateur tige/feuille) permettent une cueillette au coût élevé mais d’une très grande qualité.

Il existe 3 types de cueillette :

  • La cueillette impériale, la plus raffinée, obligatoirement manuelle, consiste à prélever seulement le bourgeon et la feuille qui vient juste après
  • La cueillette fine, la plus répandue, prélève le bourgeon et les 2 feuilles qui suivent
  • La cueillette classique, prélève le bourgeon et les 3 feuilles suivantes ensemble et donne des thés de bien moins bonne qualité Dans certains cas on cueille aussi les 4 et 5ème feuilles, appelées Souchong, pour obtenir par exemple les thés fumés chinois.

La culture BIO

Le théier est un arbuste aux feuilles charnues et très sensibles aux attaques des nombreux insectes et parasites qui pullulent dans les régions de production souvent chaudes et humides. Les champignons sont encore plus nocifs puisqu’ils s’attaquent même aux racines et aux troncs, contraignant à l’arrachage de l’arbuste. On comprend donc le besoin de traiter radicalement et parfois même violement les plantations. Heureusement, depuis déjà longtemps, et parfois bien avant que nous ne commencions à nous soucier d’écologie, de nombreux producteurs de thé se sont intéressés à la bio-culture (pesticides naturels, insectes, etc…). Par conviction ou par intérêt économique, qu’importe, ils ont entrepris les démarches pour obtenir une certification BIO.

C’est un travail de longue haleine : il faut cultiver environ 4 ans sans produit chimique et attendre la lente reprise de la production avant de retrouver des rendements normaux voire supérieurs, au bout de 8 ans à 10 ans.
Chaque pays a sa certification, pas toujours fiable mais en progrès. Le Japon a sa propre certification : le label JAS. Ce label, quoique répondant à un cahier des charges très strict, n’est pas reconnu par la communauté européenne. Aussi prenons nous le soin de signaler les thés bio par le label BIO, sauf les thés japonais que nous marquons de leur label national JAS.